Avec Orphée et Eurydice, Liliane Caumont revisite l’un des récits les plus poignants de la mythologie grecque : celui de l’amour qui défie la mort. Les deux figures, unies par le geste, incarnent la tension entre la vie et l’ombre, entre la promesse et la perte. Orphée, tourné vers Eurydice, tend la main pour la retenir ; elle, déjà happée par l’obscurité, s’accroche à lui dans un dernier élan.
Le bronze, patiné de gris et de terre, traduit la gravité du mythe et la douceur du lien. La composition triangulaire évoque la montée vers la lumière, mais aussi la fragilité de l’équilibre : un instant suspendu entre espoir et destin. Liliane Caumont y exprime la force du lien humain, la beauté du geste, et la tragédie du regard — celui qui se retourne, celui qui perd.
Orphée et Eurydice est une œuvre sur l’amour absolu, sur la confiance et le doute, sur la lumière qui vacille mais ne s’éteint jamais.

