Dans La Solitude, la femme trône au sommet d’une colonne, isolée du monde qui s’agite à ses pieds. Son corps nu, calme et droit, semble suspendu entre ciel et terre. Autour de la base, une multitude de visages se pressent, levés vers elle, comme autant de voix, de souvenirs, de pensées qui l’appellent. Mais elle ne répond pas. Elle contemple, silencieuse, le vide et la distance.
La verticalité de la sculpture traduit la séparation : celle entre l’être et les autres, entre le rêve et la réalité. La patine sombre, presque minérale, renforce cette impression de solitude absolue — une solitude choisie, nécessaire, presque sacrée. Dans cette élévation, Liliane Caumont ne montre pas l’isolement comme une souffrance, mais comme un espace de vérité : l’endroit où l’âme se retrouve enfin seule avec elle-même.
La Solitude n’est pas absence ; elle est la hauteur où l’on apprend à se tenir debout.



