LOADING

2 JE N’Y ARRIVE PAS

Grès patinéL'amour au temps du CovidPièce multiple

Après La Confinée, femme solitaire prisonnière de ses quatre murs, Je n’y arrive pas met en scène la tentative de rencontre. L’homme et la femme se font face, séparés par une structure rigide, presque architecturale, symbole de l’enfermement. Une seule ouverture — celle du genou de la femme — laisse entrevoir la possibilité du contact.

La femme tend la main, cherche le rapprochement. L’homme, en contrebas, lève les yeux, s’efforce de la rejoindre, mais la distance persiste. Leur geste suspendu traduit l’impuissance du désir face aux barrières imposées. C’est une scène d’amour empêché, de communication interrompue, où la matière elle-même devient frontière.

Liliane Caumont y exprime la tension entre l’élan et l’obstacle, entre la volonté d’aimer et la réalité du monde confiné. La sculpture, aux patines sombres et cuivrées, incarne la douleur du manque et la beauté du geste qui persiste malgré tout.

“Je n’y arrive pas” — mais déjà, le mouvement existe, et c’est dans ce mouvement que naît l’espoir. »