Après La Confinée et Je n’y arrive pas, Puis-je ? explore la fragilité du désir face à l’interdit. L’homme et la femme se cherchent encore, mais la peur du contact persiste. Les doigts se tendent vers le coude sans oser le toucher — un geste suspendu, à la frontière entre l’envie et la retenue.
Liliane Caumont traduit ici la tension du monde confiné : l’élan vers l’autre, contrarié par la distance imposée. La sculpture devient un dialogue silencieux entre deux corps séparés par la prudence, mais unis par le même besoin d’amour. Les patines sombres et les volumes anguleux renforcent cette impression d’attente, de retenue, de respect mêlé de frustration.
Dans ce “Puis-je ?”, tout est contenu : la peur de blesser, le désir de vivre, la question universelle du lien humain. C’est une œuvre d’émotion pure, où le geste hésitant devient symbole de tendresse et de courage.





